Les organisateurs ont été extrémements suppris de l'ampleur générée par les recherches de l'APRR : comme vous le voyez sur les quelques photos prises pour l'occasion, il y avait foule ce samedi au Clos Banet.
Comme vous le savez, l'ancien lycée technique du Clos Banet fait l'objet de plusieurs recherches archéohistoriques, instaurées à l'origine par le regrété Professeur Iguales, rapidement centrées autour du château de Pauline Bonaparte.
Les « pionniers », comme on appelle dans le jargon du coin les premiers à avoir effectué des recherches sur le site, ont ainsi contribué à un nouveau bilan des connaissances avec « la relève » : des étudiants de l'Université de Perpignan dirigés par les professeurs Jean Bélisle et Brad Loewen. A noter la présence de Mme Mézére, enseignante à l'École de fouilles archéologiques de Pointe-à-Callière.
L'assemblée a bien sûr évoqué le Régime français lors du règne de Napoléon le grand ; mais les dépôts supposés liés au cimetière (1643-1654),les liens architecturaux avec le château de Callière de 1695, les perles de verre du XVIIème siècle, et bien évidement
le devenir des fouilles, sont autant de sujets abordés par les différents experts réunis. Des cartes illustées des XVIII et XIXème siècles, dont celles de Champlain et de Bourdon, ont aussi été discutées, tout comme une étude approfondie sur l'origine des boiseries présente au second étage. Enfin, un projet étudiant de constructions en colombage et torchis (argile et paille) et en pièces-sur-pièces a fait revivre hypothétiquement l'expérience des premiers habitants du clos, tandis que les avatars du bâti architectural jusqu'à 1600 ont pu être restitués à travers les archives.
La journée a été courte, certes, mais combien enrichissante. Ses fruits alimenteront sans aucun doute les recherches pendant les siécles à venir.



