Henri-Rémi Froy


Sur le chemin du château


Sur le chemin du château,
Pauline rencontra une grande banquise ;
Elle voulut parler,
Il était déjà tard ;
Une grande banquise d'ouate.

Elle regarda les jonquilles jaunes jonchant l'allée
Et puis elle pleura.

Le jardinier lui dit -mensonge vraiment absurde-
qu'il comprenait bien
Elle eut alors un si gracieux sourire
de toute jeune fille,
Qui était vraiment elle,
Un si joli sourire presqu'espiégle ;
Ensuite elle fut prise dans l'Opaque.

Henri-Rémi Froy

Nombre de votes : 5 votes (sur le blog) + 12 votes (adhérents) = 17 votes

# Posté le mercredi 24 mai 2006 08:54

Modifié le samedi 03 février 2007 07:53

Laetitia Wrurtz

Laetitia Wrurtz, Pauline 2006
Nombre de votes : 7 votes (sur le blog) + 16 votes (adhérents) = 23 votes
.
Laetitia Wrurtz

# Posté le mercredi 24 mai 2006 08:34

Modifié le dimanche 03 juin 2007 17:13

Alphonse Loison

Un château du passé

Le mur est gris, la tuile est rousse,
L'hiver a rongé le ciment ;
Des pierres disjointes, la mousse
Verdit l'humide fondement

La porte où file l'araignée,
Qui n'entend plus le doux accueil,
Reste immobile et dédaignée
Et ne tourne plus sur son seuil.

Les volets que le moineau souille
Détachés de leurs gonds de rouille,
Battent nuit et jour le granit,
Les vitraux brisés par les grêles
Livrent aux hirondelles
Un libre passage à leur nid !

De la solitaire demeure
Une ombre lourde d'heure en heure
Se détache sur le gazon :
Et cette ombre, couchée et morte,
Est la seule chose qui sorte
Tout le jour de cette maison !

Mais les temps ont changés : le lycée fait renaître,
Dans un dédale de couloirs et de pancartes,
Des aboiements d'élèves quand parait le maître
Venu remplacer le règne de Bonaparte.

Mais qui, si ce n'est JPG, pour s'inquiéter
Du sort échu à l'ancienne villa Borghese ?
Ils ignorent ce qu'avant la ruine a été.

Reverrons-nous un jour la sublime Française ?

Alphonse Loison

Nombre de votes : 3 votes (sur le blog) + 14 votes (adhérents) = 17 votes

# Posté le mercredi 24 mai 2006 08:32

Modifié le samedi 03 février 2007 07:54

Résultats du concours

Résultats du concours
Voici enfin venu le temps des resultats de la première étape du grand concours organisé par l'APPR avec le soutien du ministère de la culture : Dessine-moi un château

Le thème proposé vous a tous beaucoup inspiré cette année et le jury a eu la difficile tâche de choisir parmi les nombreuses épreuves reçues. Finalement nous avons selectionés quatre envois : Deux poèmes, un d'Alphonse Loison et l'autre d'Henri Froy, un collage de Laetita Wrurtz et un dessin de la petite pauline, 7 ans.
C'est maintenant à vous, de départager les lauréats en votant pour votre oeuvre préférée dans l'espace commentaires avant le 28 juin !

Encore merci à tous les participants et bonne chance à nos lauréats !

JPG
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# Posté le mercredi 24 mai 2006 08:26

Modifié le vendredi 27 juillet 2007 06:23

Prélévements dans le bâtiment administratif

Prélévements dans le bâtiment administratif
Mardi dernier, madame la proviseur du lycée Pablo Picasso avait aimablement proposé à
l'Association pour la Protection des Ruines Roussillonnaises d'effectuer quelques repérages
au cours d'une visite officielle dans son établissement, en vue d'une éventuelle restauration de l'édifice.
Profitant de cette aubaine, Mlle Febre s'est rendue sur place dans la matinée, accompagnée de Monsieur JPG, de Monsieur Combes et de moi-même. Nous nous étions également munis de divers appareils (hydrographes, sondes, pinceaux, ABF...) afin de mesurer les stades de délabrement subis par les murs.
Lorsque nous pénétrâmes dans ce bâtiment (aujourd'hui occupé par l'administration du lycée), le c½ur serré à l'idée de fouler les mêmes sols centenaires que la princesse Borghese, la réalité nous rappella brusquement à elle, happant toutes nos illusions en un instant !
Les locaux, dépouillés à l'extrème, semblaient à première vue aussi anodins que n'importe
quel hall d'HLM ! Un crépi infâme recouvrait la plupart des murs, une épaisse couche de
lino cachait les sols de marbre, sans parler des lambris et autres formicas !
Mais vous connaissez la détermination des membres de l'APRR, et la petite équipe se mit
aussitôt au travail. Pour plus de précision, je retranscris ci-apres des extraits du compte
rendu rédigé par mademoiselle Fèbre :

"Avant même de commencer les premiers prélévements, nous étions désespérés par l'état
d'altération que présentait ce décor, suite aux assauts consécutifs du temps, d'architectes véreux et de générations d'habitants peu soucieux du glorieux passé de leur demeure. [...]
A cause des successions d'innondations et de sécheresse subies par l'ancien château, les
supports, devenus pulvérulents, ont commencé à s'affaisser en même temps que les tons
de la peinture s'estompaient sous l'accumulation de poussières grasses multiséculaires.
L'étude préalable dévoila les techniques de réalisation de l'ensemble et confirma son très
mauvais état de conservation générale, sans parler des zones dissoutes par les infiltrations !
[...]Cependant, l'enduit soutenant les fresques murales ayant relativement bien résisté à
l'humidité, conserve la marque des tracés préparatoires ; ce qui devrait permettre leur
restitution sans aucune marge d'incertitude."

Les rapides examens ont également permis de nous éclairer sur les méthodes utilisées
pour la mise en place des éléments décoratifs, comme nous l'explique Monsieur Combes,
historien, archéologue et conservateur des Antiquités et objets d'Art du Roussillon :
"Nous sommes en présence d'un décor à technique mixte, associant la fresque, la détrempe et la dorure [...] La fresque fut réalisée très traditionnellement par application de pigments sur une couche d'enduit (pontate). Les motifs en relief, marqués à la cordelle ou à la pointe sèche, comportent par endroit les célébres emblèmes Napoléonien : l'Aigle de style carolingien, et les abeilles d'or.
[...]Les couches de peinture et les valeurs de lumière furent réalisées ensuite à la détrempe, sur l'enduit sec, afin de cerner les motifs tracés a fresco. Contrairement à la légende, le pigment retrouvé au Clos Banet est une azurite, à base de cuivre, et non le lapis-lazuli, dont l'utilisation aurait coûté beaucoup plus cher, du fait de sa rareté."

De plus, les membres de l'APRR n' ont pas manqué de déplorer l'absence de plaque commémorative ou de toute autre élèment qui aurait permis de renseigner les étudiants sur l'important rôle joué par leur établissement scolaire dans le passé.
Je ne vous cacherais pas, pour terminer, que les archeologues les plus radicaux de l'association souhaitaient ardemment voir le lycée déménager, afin de ne plus empiéter sur leur terrain de fouille...

R. Nahoj

# Posté le samedi 20 mai 2006 11:12

Modifié le vendredi 01 juin 2007 02:32