Dernière nouvelles

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Grâce au soutien d'un généreux mécène américain, William McValence, le projet « Pauline Bonaparte » a eu une nouvelle impulsion. En effet, cet homme a toujours montré une fascination sans bornes pour la famille Bonaparte, et c'est avec joie qu'il a souhaité nous apporter son aide. Ce riche industriel nous a fourni entres autres une superbe aquarelle représentant le château de la princesse Borghese à Perpignan ce qui nous donne un aperçu de ce qu'étaient les jardins à l'époque. De plus, Mr McValence a bien voulu répondre à quelques unes de nos questions :


JPG : Mr MacValence, vous avez été largement impliqué dans le projet de réhabilitation de l'ancien château de Pauline Bonaparte à Perpignan. Que représente pour vous cette initiative ?

W. Mac Valence : J'ai toujours adoré la famille Bonaparte. C'est une passion héritée de mon père qui avait déjà collectionné plusieurs pièces concernant Napoléon. J'ai souhaité poursuivre son ½uvre en m'intéressant tout particulièrement à la princesse Borghèse, la s½ur de l'empereur.

JPG : Le palais est aujourd'hui inséré en plein c½ur du lycée Clos-Banet et a beaucoup souffert de l'affront du temps et des aménagements successifs. Quel est votre point de vue sur cela ?

WMV : Je ne peux que déplorer l'état actuel du bâtiment. Il n'y a en effet plus grand chose « d'impérial » là-dedans. Mais un rapide sondage a révélé que des boiseries et des moulures de l'époque étaient encore dissimulées derrière les faux plafonds. Si l'administration qui occupe les lieux veut bien déménager nous pourrions les faire réapparaître au grand jour. Mais pour l'instant, la direction de l'établissement n'a pas souhaité chambouler l'ordre des choses pour des considérations "artistiques", comme elle nous l'a fait savoir lors de notre dernier voyage à Perpignan.

JPG : Un projet de réaménagement des jardins dans le goût de l'époque avait aussi était proposé. Qu'en est-il aujourd'hui ?

WMV : Des botanistes ont fait quelques prélèvements durant les dernières vacances de Noël et nous avons également découvert la tête d'une statue en marbre qui devait jadis orner l'allée principale. Mais pour l'instant aucune reconstitution n'est envisagée.

Propos recueillis par JPG.


Ci contre une tête de dieu d'époque romaine découverte lors des fouilles des jardins

# Posté le samedi 07 janvier 2006 09:07

Modifié le dimanche 03 juin 2007 17:12

Projet 1 ; suite

La propriété et le château, qui au cours du temps avait beaucoup perdu de leur aspect d'origine, devinrent au début du siècle la propriété de la riche et puissante famille Banet . Cette dernière, qui possédait déjà de nombreuses terres dans le quartier (portant aujourd'hui son nom) revendit finalement la parcelle à l'état afin qu' établissement scolaire puisse y être construit. C'est l'actuel lycée Clos-Banet/Picasso (ci-contre)

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Projet 1 ; suite

# Posté le samedi 13 août 2005 10:36

Modifié le dimanche 03 juin 2007 17:12

Projet 1 ; suite

Projet 1 ; suite
Pendant un demi-siècle, le château de Pauline Bonaparte resta à l'abandon, les tableaux et le mobilier ayant été remportés dans son palais italien, et les tapisseries vendues à des familles locales. On pense qu'ensuite le domaine fut racheté par une famille d'agriculteurs qui résidait dans les anciennes écuries, ne s'occupant guère de la restauration du château rongé par l'humidité. Lors de l'hiver 1882, la toiture s'effondra, ruinant par la même occasion la façade principale. On perd à cette date, toute trace manuscrite relative à l'ancienne demeure de Pauline Bonaparte. Cependant, en 1890, un peintre connu outre-manche, Raoul Bernstein et sa femme Vera, se portèrent acquéreur du domaine et du château pour en faire leur résidence secondaire. C'est la même année que commencèrent les travaux de restauration et deux ans plus tard la demeure avait retrouvé un nouveau visage. Résolument moderne, le couple n'avait pas souhaité renouer avec le style impérial qui caractérisait le château aux temps de sa première propriétaire, perçant la façade de nombreuses fenêtres, et décorant l'intérieur avec des meubles ramenés des Indes et des tableaux d'artistes en vogue à l'époque. Pourtant, le bonheur fut de courte durée, en 1906, Raoul Bernstein trouva la mort dans un accident de chasse et sa femme, inconsolable, dut se résoudre à quitter la région.

Alors que je menais ma petite enquête sur l'histoire de ce monument, le conservateur de la Tate Modern à Londres me contacta pour m'informer qu'une petite toile de Raoul Bernstein intitulée " Vera au balcon " serait susceptible de m'intéresser. L'artiste y représente sa femme dans des couleurs très vives qui témoignent de l'influence du fauvisme dans les dernières oeuvres de sa production. Mais surtout ce tableau, permet d'avoir un aperçu de ce qu'était le parc au siècle dernier.

JPG

# Posté le samedi 13 août 2005 06:36

Modifié le dimanche 10 septembre 2006 12:48

Le château de Pauline Bonaparte à Perpignan.

Le château de Pauline Bonaparte à Perpignan.

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Pour commencer, il semble logique de parler du projet qui tient le plus à coeur à bien des membres de l'association. Depuis quelques années déjà l'APRR s'est engagée à restaurer et à faire redécouvrir l'ancien château de la soeur de l'illustre Napoléon : Pauline Bonaparte ( 1780-1825 ). Aujourd'hui niché au coeur du quartier Las Cobas à Perpignan, dans l'enceinte du lycée Clos-Banet/Picasso, ce petit bâtiment rectangulaire est l'héritier d'une longue histoire. Acheté et rénové en 1807 par la princesse Borghese, cette dernière en fera son lieu de villégiature jusqu' en 1815 , date à laquelle elle retournera en Italie. Ses mémoires nous apprenent qu'elle aimait s'occuper de son jardin et faire de l'équitation dans sa vaste propriété. De plus, passionnée par l'antiquité, le parc était orné de magnifiques statues grecques et romaines. Nous savons peu de choses sur le passage de Pauline Bonaparte à Perpignan mais elle devait surement mener un train de vie fastueux et organiser de nombreuses réceptions. La marquise de la Rochejaquelin, nous décrit dans ses mémoires, l'une de ces soirées au château :



" On donnait ce jour-là un grand dîner au château de mon amie la princesse Borghese, où, pour la première fois, je vis avec beaucoup d'étonnement le maître d'hôtel servir l'épée au côté et le chapeau sur la tête. La salle à manger me parut fort impersonnelle, décorée d'une devise qui était sur la tapisserie avec les armoiries : Tel fiert qui ne tue pas. Comme les Perpignanais ne sont pas pour l'ordinaire consommés dans la langue française, quelqu'un trouva dans cette devise une faute d'orthographe, et dit qu'au mot fiert il ne fallait point de t. Le vieux comte de Gouvon allait répondre ; mais ayant jeté les yeux sur moi, il vit que je souriais sans oser rien dire : il m'ordonna de parler. Alors je dis que je ne croyais pas que le t fût de trop, que fiert était un vieux mot français qui ne venait pas du nom ferus, fier, menaçant, mais du verbe ferit, il frappe, il blesse ; qu'ainsi la devise ne me paraissait pas dire : Tel menace, mais tel frappe qui ne tue pas.
Tout le monde me regardait et se regardait sans rien dire. On ne vit de la vie un pareil étonnement. Mais ce qui me flatta davantage fut de voir clairement sur le visage de Mlle de Breil un air de satisfaction. Cette personne si dédaigneuse daigna me jeter un second regard qui valait tout au moins le premier ; puis, tournant les yeux vers son grand-papa, elle semblait attendre avec une sorte d'impatience la louange qu'il me devait et qu'il me donna en effet si pleine et d'un air si content, que toute la table s'empressa de faire chorus. Ce moment fut court, mais délicieux à tous égards. Ce fut un de ces moments trop rares qui replacent les choses dans leur ordre naturel, et vengent le mérite avili des outrages de la fortune. Pauline Bonaparte, qui contrairement à sa s½ur, avait une grande maîtrise d'elle même et des usages fit savoir qu'elle ne tarderait point à changer de décor mais qu'un départ précipité de Paris, avait empêché ses ouvriers de terminer les travaux. Elle fit également savoir qu'elle avait fait venir des tableaux de son appartement parisien et qu'une fois déballés et encadrés, il siéraient à merveille au petit salon. La vie à la campagne était à la fois un luxe mais engendrait également de nombreux tracas et que loin de la capitale on perdait ses habitudes. Pour détendre l'atmosphère je lui fit savoir qu'elle s'en sortait à merveille et que les jardins étaient fort bien entretenus, ½uvre d'un jardinier talentueux qu'on ne saurait trouver à Paris..."

Chapitre XIV, Des mots d'esprit dans les salons provinciaux.

En haut :
Pauline Bonaparte, 1808, huile sur toile, 83x68 cm par François Joseph Kinson (1771-1839)

# Posté le vendredi 12 août 2005 14:57

Modifié le dimanche 03 juin 2007 17:12

. • · |Merci de votre visite| · • .

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L'APRR vous remercie d'avoir visité son skyblog. En espérant que cette visite aura donné envie à certains, d'en savoir plus sur l'histoire du lycée et du département. N'hésitez pas à revenir régulièrement pour voir les nouveaux articles et à réagir en laissant des commentaires.

Nous tenions également à remercier, ceux qui animent ce blog, et s'investissent pleinement dans la vie de l'association : notre directrice Mlle Fèbre, Jennifer Gasc, qui vérifie minutieusement toutes les informations publiées, et nos deux journalistes : Raphael Nahoj et JPG.

Enfin, nous avons une pensée émue pour M. Igualez, co-fondateur de l'APRR qui nous a malheureusement quitté, et pour Mme Gineste et M. Guerdon, qui malgré leur départ, viennent souvent rendre visite aux adhérents de l'association.

Pour toute remarque ou suggestion, veuillez nous écrire à l'adresse suivante : APRR.direction.blog@laposte.net


Encore merci à Mme Costa pour cette superbe peinture, vibrant hommage à la nature et à l'archéologie dans notre département.

Toute l'équipe de l'APRR

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# Posté le mercredi 10 août 2005 14:37

Modifié le jeudi 31 mai 2007 20:06