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.....Les archéologues de l'APRR, qui avaient obtenu l'autorisation de faire des relevés sur le site du lycée Picasso, en vue de leur prochaine campagne de fouilles, ont réalisé le week-end dernier quelques belles découvertes.
.....M. Henri Combes, qui conduisait l'équipe avec toujours en tête l'idée d'élucider le mystère des souterrains
(cf. article 17 mars), fut intrigué au cours de notre inspection par un escalier qui descendait jusqu'à une
porte métallique, située à deux mètres environ sous le bâtiment principal, à côté de la cafétéria
(voir photographie). Après avoir demandé quelques explications au concierge, qui nous reçut avec toute la gentillesse du monde, nous eûmes la possibilité de pénétrer à l'intérieur de ce qui étaient en fait les
caves du lycée. Vieilles tables et livres jaunis y côtoyaient les antiques outillages utilisés autrefois dans les ateliers, le tout sous une abondante couche de poussière. Mais ce qui attira surtout notre attention fut la grandeur peu habituelle de ces caves mais aussi les
briques rouges que l'on pouvait apercevoir à certains endroits, sous le ciment friable des murs.
M. Combes, rappelons-le éminent spécialiste de l'architecture militaire napoléonienne, y vit aussitôt, la marque «d
e constructions du début du 19ème siècle, à en juger par l'emploi d'un mortier à base de pouzzolanes, technique très répandue à l'époque».
.....Cette extraordinaire découverte semblerait bien confirmer la présence de
constructions datant de l'Empire sous le site dit du Clos-Banet. Mais de quoi s'agirait-il au juste ? Des fondations d'édifices contemporains à la demeure Borghese ? Un réseau complexe de souterrains ? ou encore des caves, où l'on entreposait les denrées alimentaires à l'abri de la chaleur ? Selon, M. Combes, il est impossible
« d'affirmer quoi que ce soit pour le moment».
Néanmoins, ces précieux vestiges ont beaucoup souffert de l'usure du temps, et surtout de la construction du lycée « Il
est probable que les ouvriers aient mis au jour ces ensembles lors des travaux mais par crainte que ces derniers ne soient sérieusement retardés, ils aient décidé de continuer comme si de rien n'était, en détruisant certains de ces murs centenaires, et en utilisant d'autres comme de vulgaires fondations ».
.....En tout cas, une chose est désormais certaine, les archéologues de l'APRR ne s'arrêteront pas là et mettront un point d'honneur lors de la
session de fouilles estivale à essayer de redonner à ces témoins d'un autre âge, toute la considération qu'ils méritent.
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